This Month’s Higgledy-piggledy

Links, bits, bobs

No comments this time, I didn’t put them in while collecting them. Just click and read :)

Interesting biology discoveries:

Tech stuff, plumbing behind MediaGoblin and other projects:

Random thoughts

On est allés voir “Le Pape François”. Je lis maintenant son Encyclique de 2015. Thoughts: la spiritualité avec Dieu a cela d’intéressant qu’elle est absolutiste, elle pousse les personnes à se surpasser en mettant toujours comme référence la perfection par définition inatteignable, Dieu. Donc elle fournit une exigence à la fois incessante (il n’y a pas de complaisance, de repos abusif) et empathique (puisqu’on s’insère dans quelque chose de plus grand que soi, qu’on n’égalera nécéssairement jamais). Lire l’Encyclique du Pape, du coup, est un peu comme lire un chercheur exigeant et sans contraintes de publication : c’est un écrit qui a tout le loisir, le temps, et l’exigence pour aller au fond des choses sans complaisance (et même, il n’a pas d’autre choix, puisque littéralement rien ne le pousse à écrire, et il vit en référence à la perfection).

Il y a comme ce corps de pensée qu’est la théologie (rendue sexy par le “jésuitisme”) qui tout d’un coup refait surface à mes yeux comme une façon de vivre fondamentale, et à la pensée potentiellement adéquate au vu de la société d’aujourd’hui. Une pensée fondée sur l’intégrité, la justice holiste (sociale comme environnementale), l’empathie. Toutes des caractéristiques qui manquent terriblement dans la vie publique de notre société. Elle n’a bien sûr pas le monopole de ces valeurs, et est loin d’en être toujours le meilleur exemple, mais elle a une force fédératrice (parce que déjà existante, et supportée par des personnes publiques médiatisées, comme le Pape) qu’une pensée qui veut s’affranchir des institutions (comme la mienne) ne peut avoir aujourd’hui (puisque l’institution de cette pensée, sa communauté, serait encore à construire). Son discours résonne aussi avec l’idée, qui circule de plus en plus, de la déconnexion de l’espèce humaine du reste de la nature, et de la perte d’humanité de la société qui s’ensuit.

Culture du déchet dont parle le Pape. Les pauvres sont marqués par la vie, et considérés comme des déchets. Oui, dans ma ville, les pauvres sont considérés comme partie des détritus de la ville.

La lecture de l’encyclique réoriente toute une vision de la vie. Elle montre qu’on est tombés dans un pessimisme rampant, qu’on a déconnecté valeurs et pratiques dans la vie, qu’on n’est pas concentrés sur l’essentiel : l’humain dans son environnement. C’est-à-dire les pauvres, et l’environnement. La lire sur plusieurs jours permet de réellement rentrer dans ce changement et se l’incorporer pour changer sa perception du monde, et retrouver un espoir positif.